Broyage Mobile Estrie : leur nouveau défi…Uniformiser ses résidus de bois

Par Karine Desbiens 

Depuis plus de 7 ans, Broyage Mobile Estrie parcours plusieurs sites du Québec afin de broyer des résidus de bois qui sont récupérés dans les éco-centres, les centres de tri, les scieries et dans les forêts. Maintenant passée maître dans l’art du déchiquetage, l’entreprise fait face à un nouveau défi : offrir à ses utilisateurs des résidus de bois propres et uniformes.

Depuis 2011, Broyage Mobile Estrie a fait l’acquisition d’une 2e unité de broyage mobile complète afin d’assurer un service plus rapide partout au Québec, et ce, en un seul déplacement. « Nous avons acheté des équipements neufs et les avons améliorés sans cesse afin d’assurer une productivité maximale et efficace », précise Alain Grenier propriétaire de l’entreprise.

Broyage Mobile Estrie compte trois employés. « Au départ, nous voulions nous occuper des clients à petit et moyen volume. Nous pouvons aujourd’hui en faire de plus important », précise l’entrepreneur.

Utilisateurs plus pointilleux

Mais broyer ce type de résidus présente certaines difficultés, surtout lorsqu’il s’agit de bois de déconstruction imprégnés d’autres substances comme de la colle, de la peinture, du sable, de la roche ou différents métaux.

KD02 Alain Grenier
Alain Grenier

Selon monsieur Grenier, il y a beaucoup de résidus de bois  sur le marché alors nous assistons à un resserrement de la qualité des résidus. Il s’agit de l’offre et de la demande.

Conséquemment, l’entreprise est confrontée à un nouveau défi et plus particulièrement face aux petites chaufferies qui sont en train de se démarrer un peu partout dans la province et qui sont plus pointilleuses sur la qualité des résidus.

« Notre nouveau défi, c’est d’offrir des résidus toujours plus uniformes, de grosseurs plus fines et d’avoir une humidité constante, malgré les saisons et les intempéries, et en même temps de livrer à un coût avantageux partout au Québec», explique le propriétaire.

Parallèlement, avoir un produit plus uniforme exige plus d’opérations. « Il faut prendre d’extrême précaution pour atteindre la même qualité», précise monsieur Grenier.

Enfin, l’homme d’affaires entreprend ce nouveau défi avec beaucoup de positivisme. « Nous avons su bien nous entourer et nous avons un bon réseau de contact, ce qui fait que nous pouvons conseiller les clients selon leur besoin et les servir de façon efficace»,

L’entreprise a aussi fait du broyage son unique créneau ce qui constitue un de leur point fort. « C’est notre force. Nous comptons beaucoup d’heures d’opération. Nous vivons que du broyage et nous sommes spécialisé dans le déchiquetage de bois », soutient le propriétaire Alain Grenier.

 

Broyage Mobile Estrie

4714 Bernier

Ascot Corner (Québec),  J0B 1A0

www.broyagemobileestrie.com

  

rotobec

cardinal

 guerin morin

Qikiqtaaluk Environnement: le nord à l’état pur

 Par Sandra Gravel

On parle beaucoup du Plan Nord, mais, encore plus au nord se déroule discrètement un travail de sauvegarde et de sauvetage environnemental hors du commun. Incursion dans le monde de la réhabilitation environnementale de Qikiqtaaluk Environnement au Nunavut.

Pour Qikiqtaaluk Environnement (QE), une part importante de sa mission est liée à la nécessité de rétablir l’intégrité environnementale de sites contaminés sur le territoire du Nuvavut. Un des principaux exemples du travail effectué par la firme-conseil inuit et son partenaire Sanexen Services Environnementaux est réalisé sur les sites des lignes de radar du Grand Nord abandonnés après la guerre froide (DEW Line).

Retour en arrière

À cette époque, les lignes s’étendaient sur plus de 5000 kilomètres entre l’ouest de l’Alaska et l’Islande. La Ligne DEW comptait plus d’une quarantaine de bases de radars, qui ont finalement été abandonnées au milieu des années 1960. Des tonnes de débris, de matériaux et sols contaminés ont été laissés sur les lieux. Tout comme des milliers de barils de combustible rouillés qui ont fini par se déverser sur les sols se frayant un chemin sur le pergélisol jusqu’à l’océan Arctique. Un désastre écologique qui a transformé un environnement sans pollution en une zone à risque pour la faune et les populations locales.

SG01JacquesDion
Jacques Dion, Vice President

À cette époque, peu de gouvernements se préoccupaient de « pollution » ou « d’environnement ». La présence de BPC dans les mammifères, source de nourriture pour les populations locales, a sonné l’alarme et un vaste programme de réhabilitation s’est mis en branle.

Marche vers l’avant

Depuis 1997, QE a été impliquée dans la réhabilitation de quatre bases dont deux majeures (BAF-5 et Dye-M). La complexité du travail de restauration de ces sites au nord du cercle polaire représente un défi majeur en raison de la localisation géographique et par la courte période annuelle au cours de laquelle les travaux peuvent être effectués. Une importante étape de planification logistique précède la fenêtre de 80 jours dont dispose la firme, entre la fin-juin et la mi-septembre, pour réaliser le travail.

Tout doit être acheminé par avion, par hélicoptère ou par bateau pour construire les installations temporaires et accueillir les travailleurs spécialisés. Des chantiers isolés qui comptent parfois plus de 75 personnes (ingénieurs, chimistes, spécialistes en matières dangereuses, personnel médical, opérateurs de machinerie lourde). Tout ceci dans un contexte où doivent primer la sécurité des travailleurs et le respect des nombreuses normes environnementales qui régissent ces chantiers.

Selon Jacques Dion, vice-président de QE, « aujourd’hui très peu de compagnies sont en mesure d’offrir ce genre de services en raison des risques financiers importants. Ces travaux demandent une expertise très pointue en gestion et en manutention de matières dangereuses et une logistique de réalisation vraiment complexe. Heureusement, notre entreprise compte sur un personnel qualifié hautement expérimenté, qui partage notre souci de remettre ces sites dans leur état naturel ».

Outre ce travail de réhabilitation, QE voit à la gestion environnementale des déchets dangereux des centrales thermiques des 25 municipalités du Nunavut. De plus, QE contribue activement au support environnemental du secteur minier au Nunavut.

Qikiqtaaluk Environnement

3333 Queen Mary *580

Montréal, Quebec

H3V 1A2

www.qenv.ca

Qikiqtaluuk

 

Global Habitation : Nouvelles normes en isolation

Global Habitation : premier entrepreneur à offrir des murs avec un facteur isolant de R29.5

Par Bernard Gauthier

À compter du premier juillet, les nouvelles normes de construction prévoient notamment l’installation de murs isolés avec un coefficient d’efficacité de R29.5 . Présentement, la norme accepte un coefficient de R24.5. Au terme de plusieurs années de recherche, l’entrepreneur Global Habitation,  offre déjà le produit sur le marché et sera en mesure de répondre à la demande des autoconstructeurs et entrepreneurs dès l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation.

Spécialisé dans la fabrication de murs et planchers assemblés, l’entrepreneur prévoit déjà doubler, voire tripler ses activités, au cours de la prochaine année. « L’usine produit un mur écologique et acoustique. Le mur en laine standard R22, tel que nous le connaissons, ne tiendra plus la route. L’isolant du mur extérieur devra donc être changé par les bases d’architectes et des entrepreneurs. En d’autres termes, un mur standard qui devra recevoir de nouveaux matériaux pour respecter la nouvelle norme, qui sera mis en application en octobre 2012, va coûter plus cher en comparaison avec notre produit », explique Denis Grégoire, président de Global Habitation.

Travail de recherche

Ce n’est pas le fruit du hasard si Global Habitation en est arrivé à cette solution. Son partenaire, Claude Janelle, a travaillé à l’élaboration du produit depuis 2006. En ce qui a trait à la partie de l’uréthane, le mérite revient à un groupe de chimistes de Demilex. « Ces derniers ont réussi à trouver le meilleur calibrage des produits pour obtenir des résultats performants. »

Global Habitation se situe à Napierville, près de la frontière américaine. En fonction depuis 2009, Denis Grégoire et Claude Janelle sont très conscient que les revenus sont appelés à grimper en flèche. « En tenant compte de la production, de l’usinage et du montage, notre chiffre d’affaires actuel est de 2 ½ millions de dollars. Pour économiser de l’argent, plusieurs n’auront d’autres choix que de se tourner vers notre solution. Nous avons une quinzaine d’employés et je prévois embaucher de trois à quatre personnes. La mise sur pied d’un nouveau quart de travail en soirée figure dans les plans. Même chose pour ce qui est du réaménagement de l’espace de travail. Fort probablement que nous devrons utiliser une section actuellement réservée à l’entreposage. »

L’entreprise dessert tout le marché de la Montérégie, de l’Outaouais, du Centre-du-Québec jusqu’à Québec, ainsi que la Rive-Nord et la Rive-Sud de Montréal.

Fait à noter, les murs de Global Habitation s’appliquent à tout bâtiment de bois, incluant maisons bâtiments de ferme, entrepôts, immeubles commerciaux et industriels. L’entreprise se conforme aux normes LEED Habitation, Novoclimat et au Code national du bâtiment.

Pour Denis Grégoire et Claude Janelle, son prochain défi est de changer les façons de faire dans la construction. À son avis, les coûts en sécurité sont énormes et le meilleur moyen pour parvenir à faire diminuer la note réside dans le travail en usine plutôt que sur le chantier. « Le montage des éléments structuraux, c’est comme assembler d’énormes blocs de lego en toute sécurité. Ensuite, tout est prêt au moment de la livraison sur le chantier évitant du même coup les risques d’accidents. »

Global Habitation

10 Place Lamoureux

Napierville (Qc)

J0J 1L0

www.globalhabitation.ca

lareaudesjardins vallee des tisserands

Groupe servicas